Posté le 17.08.2006 par allandnothing
Francis Cabrel
Je l'aime à mourir
Moi je n'étais rien
Et voilà qu'aujourd'hui
Je suis le gardien
Du sommeil de ses nuits
Je l'aime à mourir
Vous pouvez détruire
Tout ce qu'il vous plaira
Elle n'a qu'à ouvrir
L'espace de ses bras
Pour tout reconstruire
Pour tout reconstruire
Je l'aime à mourir
Elle a gommé les chiffres
Des horloges du quartier
Elle a fait de ma vie
Des cocottes en papier
Des éclats de rire
Elle a bâti des ponts
Entre nous et le ciel
Et nous les traversons
À chaque fois qu'elle
Ne veut pas dormir
Ne veut pas dormir
Je l'aime à mourir
Elle a dû faire toutes les guerres
Pour être si forte aujourd'hui
Elle a dû faire toutes les guerres
De la vie, et l'amour aussi
Elle vit de son mieux
Son rêve d'opaline
Elle danse au milieu
Des forêts qu'elle dessine
Je l'aime à mourir
Elle porte des rubans
Qu'elle laisse s'envoler
Elle me chante souvent
Que j'ai tort d'essayer
De les retenir
De les retenir
Je l'aime à mourir
Pour monter dans sa grotte
Cachée sous les toits
Je dois clouer des notes
À mes sabots de bois
Je l'aime à mourir
Je dois juste m'asseoir
Je ne dois pas parler
Je ne dois rien vouloir
Je dois juste essayer
De lui appartenir
De lui appartenir
Je l'aime à mourir
Elle a dû faire toutes les guerres
Pour être si forte aujourd'hui
Elle a dû faire toutes les guerres
De la vie, et l'amour aussi
Moi je n'étais rien
Et voilà qu'aujourd'hui
Je suis le gardien
Du sommeil de ses nuits
Je l'aime à mourir
Vous pouvez détruire
Tout ce qu'il vous plaira
Elle n'aura qu'à ouvrir
L'espace de ses bras
Pour tout reconstruire
Pour tout reconstruire
Je l'aime à mourir
--
Posté le 17.08.2006 par allandnothing
Dis-moi c'est quand
Dis-moi c’est quand que ça commence
Si ce que l’on tiens est une absence, un alibi
Dis-moi aussi c’est quand que tu reviens ?
Dis-moi c’est quand sans altérer ni sans gommer cette alternance
Cette sensation d’appartenir à la réalité
On se demande bien si ce jour viendra
Où enfin on sera comme les autres au coeur de sa vie
Dis-moi c’est quand que ça commence
Si ce que l’on tient est une absence, un alibi.
Dis-moi aussi c’est quand
Que tu reviens ?
Moi je ne vois qu’un amateur de la vie
Un amateur qui recommence
Avec mes amours, mes amitiés
Tout ce qu’il faut pour être entier
Je fais je fais
J’essaie j’essaie
De fait je suis un amateur de la vie
Un amateur qui déborde de cette envie
Car je la veux oui je la suis
Oui je la veux car je la suis
Dis-moi c’est quand que ça commence
Si ce que l’on tiens est un absence, un alibi
Dis-moi aussi c’est quand
Que tu reviens ?
Dis-moi comment
Moi qui n’ai rien vu rien compris
Et qui veux m’accuser
D’être un vieux con simultané
Un petit peu
Comment dit-on ?
Moi je voulais me retrouver
Mais c’est pas si simple d’être emprunté
Alors
Dis-moi c’est quand que ça commence
Si ce que l’in tient est une absence, un alibi
Dis-moi aussi c’est quand
Que tu reviens ?
Posté le 17.08.2006 par allandnothing
RENAUD
Manu
Eh Manu rentr' chez toi
Y'a des larmes plein ta bière
Le bistrot va fermer
pis tu gonfles la taulière
J'croyais qu'un mec en cuir
Ca pouvait pas chialer
J'pensais même que souffrir
Ca pouvais pas t'arriver
J'oubliais qu'tes tatouages
Et ta lame de couteau
C'est surtout un blindage
Pour ton coeur d'artichaut
Eh déconne pas Manu
Va pas t'tailler les veines
Une gonzesse de perdue
C'est dix copains qui r'viennent
On était tous maqués
Quand toi t'étais tous seul
Tu disais j'me fais chier
Et j'voudrais sauver ma gueule
T'as croisé cette nana
Qu'était faite pour personne
T'as dit elle pour moi
Ou alors y'a maldonne
T'as été un peu vite
Pour t'tatouer son prénom
A l'endroit où palpite
Ton grand coeur de grand con
Eh déconne pas Manu
C't'à moi qu'tu fais d'la peine
Une gonzesse de perdue
C'est dix copains qui r'viennent
J'vais dire on est des loups
On est fait pour vivre en bande
Mais surtout pas en couple
Ou alors pas longtemps
Nous autres ça fait un bail
Qu'on a largué nos p'tites
Toi t'es toujours en rade
Avec la tienne et tu flippes
Eh Manu vivre libre
C'est souvent vivre seul
Ca fait p't'être mal au bide
Mais c'est bon pour la gueule
Eh déconne pas Manu
Ca sert à rien la haine
Une gonzesse de perdue
C'est dix copains qui r'viennent
Elle est plus amoureuse
Manu faut qu'tu t'arraches
Elle peut pas être heureuse
Dans les bras d'un apache
Quand tu lui dis je t'aime
Si elle te d'mande du feu
si elle a la migraine
Dès qu'elle est dans ton pieu
Dis lui qu't'es désolé
Qu't'as dû t'gourrer d'trottoir
Quand tu l'as rencontrée
T'as dû t'tromper d'histoire
Eh déconne pas Manu
Va pas t'tailler les veines
Une gonzesse de perdue
C'est dix copains qui r'viennent
Eh déconne pas Manu
Ca sert à rien la haine
Une gonzesse de perdue
C'est dix copains qui r'viennent
Eh déconne pas Manu
C't'à moi qu'tu fais d'la peine
Une gonzesse de perdue
C'est dix copains qui r'viennent
Eh déconne pas Manu
Déconne pas
Posté le 17.08.2006 par allandnothing
RENAUD
Me jette pas
Ben tu vois
Même moi
J'ai craqué
J'ai glissé
Quelquefois
Qu'est-c'tu crois ?
Qu'j'suis en bois ?
Qu'ces pisseuses
Aguicheuses
Me laissent froid ?
Même moi
Qu'est-c'tu crois ?
Qu'j'suis un ange ?
Qu'ça m'démange
Pas un peu ?
Déteste-moi
Mon amour
J'amerais ça
Pas toujours
Mais un peu
Mais me jette pas
J'suis consigné chez toi
Me jette pas
Ou jette-toi avec moi
Tu r'marqueras
Qu'j'ai pas nié
Pris la main
Dans l'panier
J'ai avoué
J'ai pas dit
C'est pas moi
Cette fille j'la
Connais pas
Après tout
Tu t'en fous
Tu savais
Qu'la vie est
Dégueulasse
Que l'amour
Dure toujours
Et qu'c'est là
Qu'est parfois
L'angoisse
Mais me jette pas
N'existe pas sans moi
Me jette pas
Ou jette-toi avec moi
T'as raison
Les hommes sont
Des salauds
Des pas beaux
C'est pour ça
Que j'préfère
Les nanas
J'les préfère
Un peu trop
Quelquefois
Tu m'dis qu'toi
C'que t'aimes pas
C'est l'mensonge
Que ça t'ronge
Et qu'tu meurs
Moi c'est la
Vérité
Que j'trouve triste
A pleurer
Et je pleure
Mais me jette pas
J'me f'rai tout p'tit tout plat
Me jette pas
Ou jette-toi avec moi
Y'a pas d'ange
Sur cette terre
A part dans
Les cimetières
Les églises
Y'a qu'des hommes
Comme il faut
'Vec leur bite
Leur couteau
Sous la ch'mise
J'suis qu'un mec
Fais avec
Mais fais pas
Comme moi
Mon amour
Ou à peine
Pour t'venger
Mais sans haine
Sans regret
Sans amour
Mais me jette pas
Moi non plus je m'aime pas
Me jette pas
Ou jette-toi avec moi
Posté le 17.08.2006 par allandnothing
RENAUD
Il pleut
Tu peux pas t'casser y pleut
Ca va tout mouiller tes ch'veux
J'sais qu'tu s'ras jolie quand même
Mais quand même tu s'ras partie
Moi y m'restera à peine
Que ma peine et mon envie
De te coller quelques beignes
Et quelques baisers aussi
Fais gaffe dehors c'est pas mieux
Y'a d'la haine dans tous les yeux
Y'a des salauds très dangereux
Et des imbéciles heureux
Je suis mille fois meilleur qu'eux
Pour soigner tes petits bleus
Tut peux pas t'casser y pleut
Ca va tout mouiller tes ch'veux
Tu peux pas t'casser parc'que
T'as pas l'droit c'est pas du jeu
On avait dit qu'tous les deux
On resterait près du feu
T'aurais pu attendre un peu
J'allais bientôt être vieux
Tu peux pas t'casser y pleut
Ca va tout mouiller tes ch'veux
Tu peux pas t'casser je t'aime
A m'en taillader les veines
Et pis d'abord ça suffit
On s'casse pas a six ans et d'mi
Allez d'accord t'as gagné
Je te rallume la télé
Mais tu peux pas t'casser y pleut
Ca va tout mouiller tes ch'veux
Tu peux pas t'casser y pleut
Ca va tout mouiller mes yeux
Posté le 17.08.2006 par allandnothing
RENAUD
P'tite conne
Tu m'excus'ras mignonne
D'avoir pas pu marcher
Derrière les couronnes
De tes amis branchés
Parce que ton dealer
Etait peut-être là
Parmi ces gens en pleurs
Qui parlaient de toi
En regardant leurs montres
En se plaignant du froid
En assumant la honte
De t'avoir poussée là
P'tite conne
Tu leur en veux même pas
Tu sais bien que ces charognes
Sont bien plus morts que toi
Tu fréquentais un monde
D'imbéciles mondains
Ou cette poudre immonde
Se consomme au matin
Ou le fric autorise
A se croire a l'abri
Et de la cour d'assises
Et de notre mepris
Que ton triste univers
Nous inspirait malins
En sirotant nos bières
Ou en fumant nos joints
P'tite conne
Tu rêvais de Byzance
Mais c'était la Pologne
Jusque dans tes silences
On se connaissait pas
Aussi tu me pardonneras
J'ai pas chialé quand t'as
Cassé ta pipe d'opium
J'ai pensé à l'enfer
D'un téléphone qui crie
Pour réveiller ta mère
Au milieu de la nuit
J'aurais voulu lui dire
Que c'était pas ta faute
Qu'à pas vouloir vieillir
On meurt avant les autres
P'tite conne
Tu voulais pas mûrir
Tu tombes avant l'automne
Juste avant de fleurir
Mais t'aurais-je connu
Que ça n'eût rien changé
Petite enfant perdue
M'aurais-tu accepté ?
Moi j'aime le soleil
Tout autant que la pluie
Et quand je me réveille
Et que je suis en vie
C'est tout ce qui m'importe
Bien plus que le bonheur
Qui est affaire des médiocres
Et qui use le coeur
P'tite conne
C'est oublier que toi
T'étais là pour personne
Que qu'personne n'était là
Tu m'excus'ras mignonne
D'avoir pas pu marcher
Derrière les couronnes
De tes amis branchés
Parce que ton dealer
Etait peut-être là
A respirer ces fleurs
Que tu n'aimerais pas
A recompter ces roses
Qu'il a payées au prix
De ta dernière dose
Et de ton dernier cri
P'tite conne
Allez repose-toi
Tout près de Morrison
Et pas trop loin de moi
Posté le 17.08.2006 par allandnothing
RENAUD
Mistral gagnant
Ah m'assoir sur un banc
Cinq minutes avec toi
Et regarder les gens
Tant qu'y en a
Te parler du bon temps
Qu'est mort ou qui r'viendra
En serrant dans ma main
Tes p'tits doigts
Pis donner à bouffer
A des pigeons idiots
Leur filer des coups d'pied
Pour de faux
Et entendre ton rire
Qui lézarde les murs
Qui sait surtout guérir
Mes blessures
Te raconter un peu
Comment j'étais mino
Les bombecs fabuleux
qu'on piquait chez l'marchand
Car-en-sac et minthos
Caramels à un franc
Et les mistral gagnants
Ah marcher sous la pluie
Cinq minutes avec toi
Et regarder la vie
Tant qu'y en a
Te raconter la Terre
En te bouffant des yeux
Te parler de ta mère
Un p'tit peu
Et sauter dans les flaques
Pour la faire râler
Bousiller nos godasses
Et s'marrer
Et entendre ton rire
Comme on entend la mer
S'arrêter repartir
En arrière
Te raconter surtout
Les carambars d'antan
Et et les coco-boërs
Et les vrais roudoudous
Qui nous coupaient les lèvres
Et nous niquaient les dents
Et les mistral gagnants
A m'assoir sur un banc
Cinq minutes avec toi
Regarder le soleil
Qui s'en va
Te parler du bon temps
Qu'est mort et je m'en fous
Te dire que les méchants
C'est pas nous
Que si moi je suis barge
Ce n'est que de tes yeux
Car ils ont l'avantage
D'être deux
Et entendre ton rire
S'envoler aussi haut
Que s'envolent les cris
Des oiseaux
Te raconter enfin
Qu'il faut aimer la vie
Et l'aimer même si
Le temps est assassin
Et emporte avec lui
Les rires des enfants
Et les mistral gagnants
Et les mistral gagnants
Posté le 17.08.2006 par allandnothing
RENAUD
It is not because you are
When I have rencontred you
You was a jeune fille au pair
And I put a spell on you
And you roule a pelle to me
Together We go partout
On my mob it was super
It was friday on my mind
It was a story d'amour
It is not because you are
I love you because I do
C'est parc'que you are me qu'I am you
Qu'I am you
You was really beautiful
In the middle of the foule
Don't let me misunderstood
Don't let me sinon I boude
My loving my marshmallow
You are belle and I are beau
You give me all what you have
A say thank you you are bien brave
It is not because you are
I love you because I do
C'est parc'que you are me qu'I am you
Qu'I am you
I wanted marry with you
And make love very beaucoup
To have a max of children
Just like Stone and Charden
But one day that must arrive
Together we disputed
For a stupid story of fric
We decide to divorced
It is not because you are
I love you because I do
C'est parc'que you are me qu'I am you
Qu'I am you
You chialed comme une madeleine
Not me I have my dignité
You tell me "you are a sale mec"
I tell you "poil to the bec"
That's comme ça that you thank me
To have learning you english ?
Eh that's not you qui m'a appris
My grand-father was rosbeef
It is not because you are
I love you because I do
C'est parc'que you are me qu'I am you
Qu'I am you
Posté le 17.08.2006 par allandnothing
RENAUD
Où c'est qu'j'ai mis mon flingue
J'veux qu'mes chansons soient des caresses
Ou bien des poings dans la gueule
A qui ce soit que je m'agresse
J'veux vous remuer dans vos fauteuils
Alors écoutez-moi un peu
Les pousse-mégots et les nez-d'boeux
Les ringards les folkeux les journaleux
D'puis qu'y a mon nom dans vos journaux
Qu'on voit ma tronche à la télé
Où j'vends ma soupe empoisonnée
Vous m'avez un peu trop gonflé
J'suis pas chanteur pour mes copains
Et j'peux être teigneux comme une chien
J'déclare pas avec Aragon
Qu'le poète a toujours raison
La femme est l'avenir des cons
Et l'homme n'est l'avenir de rien
Moi mon av'nir est sur le zinc
D'un bistrot des plus cradingues
Mais bordel où c'est qu'j'ai mis mon flingue
J'vais pas m'laisser emboucaner
Par les fachos par les gauchos
Tous ces pauvres mecs endoctrinés
Qui foutent ma révolte au tombeau
Tout ceux qui m'traitent de démago
Dans leur torchon qu'j'lirai jamais
"Renaud c'est mort il est récupéré"
Tous ces p'tits bourgeois incurables
Qui parlent pas qu'écrivent pas qui bavent
Qui vivront vieux leur vie d'minable
Ont tous dans la bouche un cadavre
T't'façon j'chante pas pour ces blaireaux
Et j'ai pas dit mon dernier mot
C'est sûr'ment pas un disque d'or
Ou un Olympia pour moi tout seul
Qui me feront virer de bord
Qui me feront fermer ma gueule
Tant qu'y aura d'la haine de mes s'ringues
Je n'chant'rai que pour les dingues
Mais bordel où c'est qu'j'ai mis mon flingue
Y'a pas qu'les mômes dans la rue
Qui m'collent au cul pour une photo
y'a même des flics qui me saluent
Qui veulent que j'signe dans leurs calots
Moi j'crache dedans et j'crie bien haut
Que l'bleu marine me fait gerber
J'aime pas l'travail la justice et l'armée
C'est pas d'main qu'on m'verra marcher
Avec les connards qui vont aux urnes
Choisir c'lui qui les f'ra crever
Moi ces jours-là j'reste dans ma turne
Rien à foutre de la lutte de crasse
Tous les systèmes sont dégueulasses
J'peux pas encaisser les drapeaux
Quoiqu'le noir soit le plus beau
La Marseillaise même en reggae
Ca m'a toujours fait dégueuler
Les marches militaires ça m'déglingue
Et votre républieque moi j'la tringle
Mais bordel ou c'est qu'j'ai mis mon flingue
D'puis qu'on m'a tiré mon canif
Un soir au métro Saint-Michel
J'mets plus mes pieds dans une manif'
Sans un nunchak' ou un cocktaïl
A Longwy comme à Saint-Lazarre
Plus de slogans face aux flicards
Mais des fusils des pavés des grenades
Gueuler contre la répression
En défilant Bastille-Nation
Quand mes frangins crèvent en prison
Ca donne une bonne conscience aux cons
Au nez-d'boeux aux pousse-mégots
Qui foutent ma révolte au tombeau
Si un jour j'me r'trouve la gueule par terre
Sûr qu'ce s'ra d'la faute à Baader
Si j'crève le nez dans le ruisseau
Sûr qu'ce s'ra d'la faute à Bonnot
Pour l'instant ma gueule est sur le zinc
D'un bistrot des plus cradingues
Mais faites gaffe j'ai mis la main sur mon flingue
Posté le 17.08.2006 par allandnothing
RENAUD
Chanson pour Pierrot
T'es pas né dans la rue
T'es pas né dans l'ruisseau
T'es pas un enfant perdu
Pas un enfant d'salaud
Vu qu't'es né qu'dans ma tête
Et qu'tu vis dans ma peau
J'ai construit ta planète
Au fond de mon cerveau
Pierrot mon gosse mon frangin mon poteau
Mon copain tu m'tiens chaud
Pierrot
Depuis l'temps que j'te rêve
Depuis l'temps que j't'invente
De pas te voir j'en crève
Et j'te sens dans mon ventre
Le jour où tu ramène
J'arrête de boire promis
Au moins toute une semaine
Ce s'ra dur mais tant pis
Pierrot mon gosse mon frangin mon poteau
Mon copain tu m'tiens chaud
Pierrot
Qu'tu sois fils de princesse
Ou qu'tu sois fils de rien
Tu s'ras fils de tendresse
Tu s'ras pas pas orphelin
Mais j'connais pas ta mère
Je la cherche en vain
Je connais qu'la misère
D'être tout seul sur le ch'min
Pierrot mon gosse mon frangin mon poteau
Mon copain tu m'tiens chaud
Pierrot
Dans un coin de ma tête
Y'a déjà ton trousseau
Un jean une mobylette
Une paire de Santiago
T'iras pas à l'école
J't'apprendrai des gros mots
On jouera au football
On ira au bistrot
Pierrot mon gosse mon frangin mon poteau
Mon copain tu m'tiens chaud
Pierrot
Tu t'lav'ras pas les pognes
Avant d'venir à table
Et tu m'trait'ras d'ivrogne
Quand j'piquerai ton cartable
J't'apprendrai des chansons
Tu les trouveras débiles
T'auras p't'être bien raison
Mais j's'rai vexé quand même
Pierrot mon gosse mon frangin mon poteau
Mon copain tu m'tiens chaud
Pierrot
Allez viens mon Pierrot
Tu s'ras l'chef de ma bande
J'te r'filerai mon couteau
J't'apprendrai la truande
Allez viens mon copain
J't'ai trouvé une maman
Tous les trois ça s'ra bien
Allez viens je t'attends
Pierrot mon gosse mon frangin mon poteau
Mon copain tu m'tiens chaud
Pierrot