Posté le 15.08.2006 par allandnothing
Tryo
J'ai rien prévu pour demain
{Refrain:}
J'ai rien prévu pour demain
Mais c'est déjà bien d'y penser
Et je pense que demain matin
J'aurais du mal à me lever
Je n'ferais pas 39 heures
Pour 35 francs de l'heure
Et vos 5000 francs de bonheur
J'en veux même pas pour mon 4 heures
OK, je me lève un peu tard
J'enchaîne direct sur un pétard
Mais c'est que ma vie ne va pas vers les dollars
Que pourrait me rapporter ma guitare
Ma vie n'est qu'une utopie
Un monde tranquille sans trop d'hypocrisie
Où tout le monde a compris
Que donner à quelqu'un c'est se faire un ami
Où sont les politiciens qui savent que j'existe
Ceux qui pourraient dès demain nous mettre sur la bonne piste
J'insiste, dès maintenant je veux voir la liste
De tous les indiens du front de libération utopiste
Qui va se mouiller pour les droits de l'enfant
Que tout le monde ait droit à un appartement
Apparemment personne n'est près à aller de l'avant
C'est vrai que pour pouvoir penser il faut avoir du temps
Le pouvoir, les dollars, l'exploitation, le marché noir
Ça laisse très peu de temps à ceux qui crèvent sur le trottoir
Plus d'espoir pour y croire juste quelques cauchemars
Même plus droit à un rêve juste à une vie illusoire
{au Refrain}
Pourrions nous avoir du temps pour savoir qui on est ?
Pour s'occuper de nos enfants, connaître notre voisin de palier ?
Pour que les fêtes du week-end
Puissent s'étendre à toute la semaine
Pour qu'les connards du FN
S'alimentent plus sur nos problèmes
Pourrions nous avoir du temps pour discuter avec l'ennemi ?
Pour draguer une des caissières qui bosse au monoprix
Pour faire du sport, pour boire un verre, s'occuper d'la qualité de l'air
Pour aller voir tout là haut comment va notre univers ...
Je ne vis plus pour un système
Nan, qui va contre la nature humaine
Qui nous fait croire que nos gènes
Ont optés pour le travail à la chaîne
Un monde où on nous enchaîne
Aux valeurs de la haine
Fait-lui croire, fait-lui croire que tu l'aimes
Pour plus tard à la Toussaint lui porter des chrysanthèmes
Pourrions avoir du temps pour croire en Dieu
Pourrions rester enfant avant de devenir vieux
Pourrions avoir un peu de vent dans nos cheveux
Ça parait pas important mais c'est très bon pour eux.
Pourrions avoir du temps pour admirer la nature
Pour respirer autre chose que des hydrocarbures
Pour ne plus voir l'Amazonie se transformer en tas de sciure
Pour se faire une idée du présent un soupçon du futur
Pourrions avoir du temps pour apprendre à vivre ensemble
Pour ne pas être chacun dans notre coin si la terre tremble
Pour acheter c'qu'on a besoin où pour pouvoir vendre
Ce qui nous serre à rien et rend envieux le voisin
{au Refrain}
[16276] Sonneries pour Mobiles http://www.paroles.net - Texte soumis aux Droits d'Auteur - Rése
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Posté le 15.08.2006 par allandnothing
Tryo
Ballade en forêt
Hé, j'crois qu'j'ai besoin d'un peu d'air frais
D'une ballade en forêt, j'sais plus trop c'que j'fais
La vie use
Hé, j'aime pas du tout c'que j'fais, mais bon j'ai une bonne paye
J'suis un homme mûre, j'ai des mômes, une voiture
Hé, tu sais mon choix est fait, j'peux plus revenir en arrière
Tu parles d'une carrière dans une firme planétaire
Hé, j'fais parti des gens qui gagnent leur argent sur notre atmosphère
Hé, j'fais parti des gens qui gagnent leur argent sur l'ashme de leurs enfants
Hé, j'crois qu'j'ai besoin d'un peu d'air frais
D'une ballade en forêt j'sais plus trop c'que j'fais
La vie use
Hé, j'aime pas du tout c'que j'fais, mais bon j'ai une bonne paye
J'suis un homme mûre, j'ai des mômes, une voiture
Hé, après tout j'ai choisi, ainsi va la vie et le monde vieillit
Hé dans 3 ans c'est la retraite, j'sauverai pas la planète
J'vais pas m'prendre la tête, pas m'prendre le tête non
Hé, j'fais parti des gens qui vous laisse un futur avec emmerdement
Et tonnes d'ordures
Moi, j'fais parti des gens qui vous laisse un futur bourré d'armement
Au minimum d'air pur
Hé faut pas compter sur moi, j'ai raté ma jeunesse, j'profiterai d'la vieillesse
Hé faut pas compter sur moi, dans c'bordel ya plus qu'toi, dans c'bordel ya plus qu'toi
Hé toi t'es celui qui rêve, je t'envie, j'en crève que ma vie est triste
Que la vie est triste
Hé, je sais pas combien tu es, j'te laisse mes regrets et mon amertume
Parce que moi, j'fais parti des gens qui ont vécu grassement, qui t'laisse un héritage
Parce que moi, j'fais parti des gens qui ont traverser les temps sans faire de sentiments
Et après, et après, et après, et après
Posté le 15.08.2006 par allandnothing
Léo Ferré
Les anarchistes
Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent
La plupart Espagnols allez savoir pourquoi
Faut croire qu'en Espagne on ne les comprend pas
Les anarchistes
Ils ont tout ramassé
Des beignes et des pavés
Ils ont gueulé si fort
Qu'ils peuv'nt gueuler encore
Ils ont le coeur devant
Et leurs rêves au mitan
Et puis l'âme toute rongée
Par des foutues idées
Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent
La plupart fils de rien ou bien fils de si peu
Qu'on ne les voit jamais que lorsqu'on a peur d'eux
Les anarchistes
Ils sont morts cent dix fois
Pour que dalle et pour quoi ?
Avec l'amour au poing
Sur la table ou sur rien
Avec l'air entêté
Qui fait le sang versé
Ils ont frappé si fort
Qu'ils peuvent frapper encor
Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent
Et s'il faut commencer par les coups d'pied au cul
Faudrait pas oublier qu'ça descend dans la rue
Les anarchistes
Ils ont un drapeau noir
En berne sur l'Espoir
Et la mélancolie
Pour traîner dans la vie
Des couteaux pour trancher
Le pain de l'Amitié
Et des armes rouillées
Pour ne pas oublier
Qu'y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent
Et qu'ils se tiennent bien le bras dessus bras dessous
Joyeux, et c'est pour ça qu'ils sont toujours debout
Les anarchistes
Posté le 15.08.2006 par allandnothing
Léo Ferré
Il n'aurait fallu
Il n'aurait fallu
Qu'un moment de plus
Pour que la mort vienne
Mais une main nue
Alors est venue
Qui a pris la mienne
Qui donc a rendu
Leurs couleurs perdues
Aux jours aux semaines
Sa réalitéA l'immense été
Des choses humaines
Moi qui frémissais
Toujours je ne sais
De quelle colère
Deux bras ont suffi
Pour faire à ma vie
Un grand collier d'air
Rien qu'un mouvement
Ce geste en dormant
Léger qui me frôle
Un souffle posé
Moins une rosée
Contre mon épaule
Un front qui s'appuie
A moi dans la nuit
Deux grands yeux ouverts
Et tout m'a semblé
Comme un champ de blé
Dans cet univers
Un tendre jardin
Dans l'herbe où soudain
La verveine pousse
Et mon coeur défunt
Renaît au parfum
Qui fait l'ombre douce
Il n'aurait fallu
Qu'un moment de plus
Pour que la mort vienne
Mais une main nue
Alors est venue
Qui a pris la mienne
Posté le 15.08.2006 par allandnothing
Léo Ferré
Est-ce ainsi que les hommes vivent ?
Tout est affaire de décor
Changer de lit changer de corps
A quoi bon puisque c'est encore
Moi qui moi-même me trahis
Moi qui me traîne et m'éparpille
Et mon ombre se déshabille
Dans les bras semblables des filles
Où j'ai cru trouver un pays.
Coeur léger coeur changeant coeur lourd
Le temps de rêver est bien court
Que faut-il faire de mes jours
Que faut-il faire de mes nuits
Je n'avais amour ni demeure
Nulle part où je vive ou meure
Je passais comme la rumeur
Je m'endormais comme le bruit.
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.
C'était un temps déraisonnable
On avait mis les morts à table
On faisait des châteaux de sable
On prenait les loups pour des chiens
Tout changeait de pôle et d'épaule
La pièce était-elle ou non drôle
Moi si j'y tenais mal mon rôle
C'était de n'y comprendre rien
Dans le quartier Hohenzollern
Entre la Sarre et les casernes
Comme les fleurs de la luzerne
Fleurissaient les seins de Lola
Elle avait un coeur d'hirondelle
Sur le canapé du bordel
Je venais m'allonger près d'elle
Dans les hoquets du pianola.
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.
Le ciel était gris de nuages
Il y volait des oies sauvages
Qui criaient la mort au passage
Au-dessus des maisons des quais
Je les voyais par la fenêtre
Leur chant triste entrait dans mon être
Et je croyais y reconnaîtreDu Rainer Maria Rilke.
Elle était brune elle était blanche
Ses cheveux tombaient sur ses hanches
Et la semaine et le dimanche
Elle ouvrait à tous ses bras nus
Elle avait des yeux de faïence
Elle travaillait avec vaillance
Pour un artilleur de Mayence
Qui n'en est jamais revenu.
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.
Il est d'autres soldats en ville
Et la nuit montent les civils
Remets du rimmel à tes cils
Lola qui t'en iras bientôt
Encore un verre de liqueur
Ce fut en avril à cinq heures
Au petit jour que dans ton coeur
Un dragon plongea son couteau
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.
Posté le 15.08.2006 par allandnothing
Léo Ferré
Elsa
Suffit-il donc que tu paraisses
De l'air qui te fait rattachant
Tes cheveux ce geste touchant
Que je renaisse et reconnaisse
Un monde habité par le chant
Elsa mon amour ma jeunesse
O forte et douce comme un vin
Pareille au soleil des fenêtres
Tu me rends la caresse d'être
Tu me rends la soif et la faim
De vivre encore et de connaître
Notre histoire jusqu'à la fin
C'est miracle que d'être ensemble
Que la lumiere sur ta joue
Qu'autour de toi le vent se joue
Toujours si je te vois je tremble
Comme à son premier rendez-vous
Un jeune homme qui me ressemble
Pour la première fois ta bouche
Pour la première fois ta voix
D'une aile à la cime des bois
L'arbre frémit jusqu'à la souche
C'est toujours la première fois
Quand ta robe en passant me touche
Ma vie en vérité commence
Le jour où je t'ai rencontrée
Toi dont les bras ont su barrer
Sa route atroce à ma démence
Et qui m'as montré la contré
Que la bonté seule ensemence
Tu vins au coeur du désarroi
Pour chasser les mauvaises fièvres
Et j'ai flambé comme un genièvre
A la Noël entre tes doigts
Je suis né vraiment de ta lèvre
Ma vie est à partir de toi
Suffit-il donc que tu paraisses
De l'air qui te fait rattachant
Tes cheveux ce geste touchant
Que je renaisse et reconnaisse
Un monde habité par le chant
Elsa mon amour ma jeunesse
Posté le 14.08.2006 par allandnothing
Soldat louis
T'es mon secret
Fatigué des bordée sauvage
Arrêt'rait bien son voyage
Adieu frangins d'équipages
Envie de tourner la page
Gamine bronzée des Antilles
Qu'est-c-que t'a fais en une nuit
Sur le quai où tu m'a suivi
Fillette, qu'est-c'ta fais d'ma vie
{Refrain:}
Ohé, toi, t'es mon secret,
Caché, gardé, serré,
Toi seul est mon été
{x2}
T'a promis l'corps rester sage
Pas danser nue sur la plage
J't'ai juré de rester en cage
Aux escales plus de massages
Ok poser l'sac ici.
Pour faire la photo jolie
S'aimer pour de vrai t'as dit
Marin qui t'aime a dit oui
{au Refrain}
Toi qui ne connais pas l'hommage
Du premier mat'lot de passage
J'te protèg'rai des nuages
J's'rai bien plus fort que l'orage
J't'apprendrai toutes les folies
Contre un peu d'ton paradis
Mort à celui qui oublie
Que l'amour n'a pas de prix
{au Refrain}
Posté le 14.08.2006 par allandnothing
Soldat Louis
Pavillon noir
Quand mon corps n'pourra plus naviguer
Rongé par le sel des alizés
J'voudrais pas m'terrer comme un rat
Et crever sous les draps
D'une taule pour vieux cap hornier.
J'préfèrerais qu'ça s'termine au comptoir
Avec un trop plein d'rhum dans l'cigare
Et puis m'écrouler sur les chopes
En traitant de salope
La mort qui était au rencart.
{Refrain:}
Pavillon noir, viv'ment qu'on s'barre
Si un jour la mer nous jette alors dis,
Qu'est'c'qu'on f'ra de nous
Pavillon noir, Bon Dieu d'histoire
Plus j'la hais plus j'la déteste plus je l'aime
Plus je l'aime plus que tout.
Chaque fois qu'j'suis à terre j'me casse la tête
Ca d'vient plus une habitude qu'une fête
Les bordels j'les connais par coeur
Même s'ils réchauffent le coeur
Ta tranche d'amour tu l'achètes.
J'vois pas pourquoi j'ai l'blues qui sommeille
J'ai une p'tite sur les genoux, une bouteille
Un black qui chante OLD MAN RIVER
En rêvant d'être ailleurs
Et v'là qu'pour moi c'est pareil.
{au Refrain}
Demain quand j'retournerai à bord
Que je verrai s'éloigner ce port
Je n'penserai sûrement à rien non,
Si j'me sens un peu con
Ca passera en mer du Nord.
Dans ma piaule sous le crucifix ému
Ma pomme mes souvenirs mes bouquins d'cul
Et puis j'écrirai à ma mère
Que j'serai là cet hiver
Noël ensemble comme prévu.
{au Refrain}
Y'a pas, c'est'c'bar-là qui m'fout les boules
Y'a trop d'bruit trop d'fumée trop d'viande saoule
J'refile ma boutanche au pianiste
Pour qu'il emmanche un twist
Et j'm'arrache avec la poule.
Sa turne c'est pas l'palais d'l'Elysée
Y'a même rien qu'un pieu fait pour tringler
Je raque et j'm'endors tout de suite
Pas vraiment la grande frite
Que'qu'part j'ai d'jà embarqué.
{au Refrain}
Posté le 14.08.2006 par allandnothing
Soldat Louis
Juste une gigue en do
Aux fumiers d'la première heure
Qui font la loi comme elle leu plaît
Qui bourrent le mou de l'électeur
Pour s'poser l'cul dans un palais
Puisque ces gens n's'emmerdent plus
A faire VIP pour pointer
Crois-moi s'ils se sont bougé l'cul
C'est qu'y'avait d'quoi flipper
Vous m'faites plus gerber que rire
Grands ripoux d'la nation
Les deux pieds d'dans pour en sortir
Vous avez mis l'pacson.
{Refrain:}
Escrocs, pourris, bon à rien
Vous qui rêvez d'être des gens biens
dev'nez la Rolls du citoyen,
Dev'nez politicien.
Bien touché mais intouchable
Un élu n'craint rien ni personne
C'est toujours propre et impeccable
L'immunité c'est comme la bonne
Ca re-blanchit en permanence
Z'ont tous un raval'ment d'avance
Ca va aux douches ou aux séances
Tout dépend d'l'importance
Y'a pas d'miracle à attendre
Des larrons qui gouvernent
Pense qu'ils bien connaissent bien la chanson
S'ils sont là c'est qu'ils l'aiment.
{au Refrain}
T'étonne pas si ça cartonne
Un peu partout sur la planète
Y'a pas qu'ici qu'ils se la donnent
Ni que la justice s'achète
Pour une fois qu'on a des champions
Qui assurent en compétition
Ca d'vrait bicher dans les maisons
Autant qu'à Matignon
Quand une baston ou une bagnole
T'expédie à Fleury
Quelques milliards pour un guignol
C'est une loi d'amnistie.
{au Refrain}
Député c'est déjà cher
Alors président j'te dis pas
Faut des biftons par container
Et un pote Secrétaire d'Etat.
Imagine moi pour m'présenter
Le nombre d'auto-radios volés
De bouteilles à déconsigner
De pétards à dealer.
C'est pas d'main qu'y aura une zone
Au top des forfaitures
C'est trop d'boulot d'signer des tonnes
De pass'ports, d'fausses factures.
{au Refrain}
A ces mecs que j'aime autant
Qu'les instits, les macs, les rasés
J'voudrais dire qu'une vieille rage de dent
M'effraie moins qu'leur sincérité.
C'est pas qu'j'sois dur à la douleur
Seul'ment la haine que j'ai dans l'coeur
Faut que j'préfère l'mal à la peur,
Les loubs aux arnaqueurs.
Ils s'mettent sur la gueule c'est sûr,
Ca lutte aux premières places
On d'vient pas comme ça une enflure
Ni un bon dégueulasse.
{au Refrain}
Posté le 14.08.2006 par allandnothing
Soldat Louis
Femmes de légendes
Ombres courbées sous l'orage
Ombres du vent
Lassées des outrages de l'océan
Portées pas d'autres images
Ou d'autres temps
Ames sombres et fragiles
Armées de silence
De granit et d'argile
De siècles d'érrances
Ombres sur la lande
Brisées de chagrin
Femmes de légende
Le regard si loin
Elles attendent qu'ils rentrent
Elles attendent en vain
Ne veulent rien entendre
Du ciel qui s'éteint
Ombres de tous les rivages
Ombres du vent
Tenues en otages aussi longtemps
Face à l'écume sauvage
De vos tourments
vos amours vous appellent
Les vagues vous disent
L'attente est plus cruelle
la mort sans surprise
Ombres sur la lande
Brisées de chagrin
Femmes de légende
Le regard si loin
Elles attendent qu'ils rentrent
Elles attendent en vain
Ne veulent rien entendre
Du ciel qui s'éteint
C'est un pays, fallait qu'j't'en parle
Car j'l'ai dans l'coeur comme tu crois pas
Quand j'suis d'dans c'est pas normal
A croire que l'monde n'existe pas.
C'est pas fait pour les cons qui râlent
Après la pluie ou j'sais pas quoi
Moi j'l'aime mieux sous un ciel qui chiale
Balayé par un vent d'noroît.
Là-bas c'est la mer qui donne
Et qui reprend quand ça lui plaît
Et ce putain d'glas qui résonne
Quand elle a r'pris tout l'monde le sait.
Là-bas si c'est pas pour ta omme
On te le f'ra savoir vit'fait
Ils en ont vu passer des tonnes
De colons et voire même d'Anglais.
Et puis parfois toute la violence
Qui fait lever l'poing sur la place
qui rappelle qu'il y a méfiance
Après la langue on vise la race.
Qu'elle s'est pas trop gênée la France
Pour lui mettre les pieds dans la crasse
Des fois qu'l'idée d'indépedance
Ne laiss'rait pas vraiment de glace.
Car ça n'aime pas les conquérants
A la cupidité vénale
D'puis qu'une Duchesse encore enfant
S'est fait mettr' d'une manière royale.
Sa liberté c'est l'océan
Qui la nuit va r'joindre les étoiles
Et sa terre qui a fait serment
D'être à jamais terre nationale.
C'est aux cris des oiseaux de mer
Quand il reviennent près du rivage
Que j'ai compris qu'il y a l'enfer
Mais qu'ça vaut toujours mieux qu'une cage.
Et même quand chaque jour est une guerre
Qui n'se lit que sur les visages
Ici on n'parle pas d'sa misère
Et encore moins de son courage.
Si j'en rajoute un peu, tant pis
Au début j't'ai bien dit que j'l'aime
Dans tout c'merdier c'putain d'pays
M'tient plus chaud qu'la gonzesse que j'traîne.
J'ai pas fini d'l'ouvrir pour lui
Pour lui j'fil'rais même des chataîgnes
Au premier salaud qui l'détruit
Ou qui voudrait lui r'mettre des chaînes